Le best-of du musée

Les tableaux du musée d'Orsay : 20 chefs-d'œuvre, étage par étage

4 500 œuvres exposées, 3 étages, une seule visite : il faut choisir. Voici les vingt tableaux qui justifient à eux seuls le billet, situés précisément, avec ce qu'il faut savoir devant chacun — du scandale d'Olympia à la fureur de Van Gogh.

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Œuvres exposées
≈ 4 500 (78 000 en collection)
Période couverte
1848 – 1914
Best-of
2 h 30 pour les 20 majeures
Accès
Tout inclus dans le billet

Billets & visites disponibles

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Rez-de-chaussée : scandales fondateurs

Le niveau 0 raconte la peinture d'avant l'impressionnisme — académisme triomphant et premiers coups de canif réalistes.

  • Thomas Couture, Les Romains de la décadence (1847) — la machine académique par excellence, 4,7 m × 7,7 m d'orgie moralisatrice. Le jeune Manet fut son élève… avant de tout renverser.
  • Gustave Courbet, Un enterrement à Ornans (1849–1850) — des paysans en format de sacre royal : le réalisme comme provocation politique.
  • Gustave Courbet, L'Origine du monde (1866) — toujours le tableau le plus discuté du musée ; petite salle dédiée, interdite aux moins de rien du tout (aucune restriction, mais vous voilà prévenus).
  • Jean-François Millet, L'Angélus et Des glaneuses (1857–1859) — la dignité paysanne qui obséda Van Gogh au point d'en copier les figures.
  • Édouard Manet, Olympia (1863) — le nu qui mit Paris en furie : un regard frontal, un chat noir, et la peinture moderne qui commence.
Les Romains de la décadence de Thomas Couture (1847), musée d'Orsay
Couture, Les Romains de la décadence — le géant académique qui ouvre le parcours.

5e étage : le sanctuaire impressionniste

La galerie qui longe la Seine sous la verrière est la plus grande densité de chefs-d'œuvre impressionnistes au monde. Les immanquables, d'ouest en est :

  • Édouard Manet, Le Déjeuner sur l'herbe (1863) — le scandale du Salon des Refusés : une femme nue, deux messieurs habillés, aucun alibi mythologique.
  • Claude Monet — Coquelicots, la Gare Saint-Lazare, les Cathédrales de Rouen : parcours détaillé ici.
  • Pierre-Auguste Renoir, Bal du moulin de la Galette (1876)notre page Renoir raconte la toile et son jardin de Montmartre.
  • Edgar Degas, La Classe de danse (1874) et L'Absinthe (1876) — l'œil le plus cruel et le plus juste du groupe ; ne manquez pas la Petite danseuse de quatorze ans, en sculpture.
  • Gustave Caillebotte, Les Raboteurs de parquet (1875) — les torses au travail, refusés au Salon pour « sujet vulgaire », adorés aujourd'hui.
  • Berthe Morisot, Le Berceau (1872) — la première impressionniste, trop souvent zappée par les groupes pressés.
  • Paul Cézanne, Les Joueurs de cartes et Pommes et oranges — le pont entre l'impressionnisme et le cubisme qui vient.
  • James Whistler, Portrait de la mère de l'artiste (1871) — « Whistler's Mother », prêtée par l'Amérique à la France d'adoption.

Niveau médian : Van Gogh, Gauguin et le monde d'après

La Nuit étoilée sur le Rhône de Vincent van Gogh, musée d'Orsay
Van Gogh, La Nuit étoilée sur le Rhône (1888) — galerie Françoise Cachin.
  • Vincent van Gogh — autoportrait de 1889, La Nuit étoilée sur le Rhône, L'église d'Auvers : la salle complète, décryptée.
  • Paul Gauguin, Femmes de Tahiti (1891) — la couleur en aplats qui inspirera Matisse.
  • Georges Seurat et Paul Signac — le pointillisme au microscope : Le Cirque, inachevé à la mort de Seurat, 31 ans.
  • Henri de Toulouse-Lautrec — la nuit montmartroise sans indulgence ni morale.
  • Le Douanier Rousseau, La Charmeuse de serpents (1907) — la jungle rêvée d'un employé de l'octroi qui n'a jamais quitté la France.

Pour tout voir sans épuisement, suivez notre ordre anti-foule : 5e étage à l'ouverture, médian vers 11h, rez-de-chaussée l'après-midi — détails pratiques dans le guide coupe-file et les horaires.

Trois conseils devant les tableaux

Reculez. L'impressionnisme se lit à trois mètres : les touches se fondent, la lumière apparaît. Le réflexe « nez sur la toile » est le meilleur moyen de ne rien voir.
Photographiez sans flash — autorisé partout dans les collections permanentes. Perches à selfie interdites.
Choisissez 20 œuvres, pas 200. La fatigue muséale frappe au bout de 90 minutes : mieux vaut 20 face-à-face mémorables que 200 coups d'œil. Cette liste est faite pour ça.

Prêt pour Orsay ?

Depuis mars 2026, la réservation d'un créneau horaire est obligatoire. Réservez votre entrée à l'avance et présentez-vous simplement avec votre billet mobile.

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Questions fréquentes

Quels sont les tableaux les plus célèbres du musée d'Orsay ?

Olympia et Le Déjeuner sur l'herbe de Manet, le Bal du moulin de la Galette de Renoir, les Coquelicots et la Gare Saint-Lazare de Monet, l'autoportrait de Van Gogh, L'Origine du monde de Courbet, L'Angélus de Millet et la Petite danseuse de Degas.

Combien d'œuvres compte le musée d'Orsay ?

Les collections dépassent 78 000 œuvres, dont environ 4 500 exposées : peintures, sculptures, photographies, arts décoratifs et architecture, couvrant la période 1848–1914.

La Joconde est-elle au musée d'Orsay ?

Non, la Joconde est au Louvre, de l'autre côté de la Seine. Orsay prend le relais chronologique du Louvre : art de 1848 à 1914, impressionnisme en tête.

Peut-on photographier les tableaux ?

Oui, sans flash, pour un usage privé, dans les collections permanentes. Les perches à selfie sont interdites, et certaines expositions temporaires peuvent restreindre la photo.

Où est exposée L'Origine du monde ?

Au rez-de-chaussée, dans les salles Courbet. Le tableau est présenté sans restriction d'âge, au milieu des autres toiles du maître d'Ornans.

Quel étage faut-il voir en priorité si on n'a qu'une heure ?

Le 5e : la galerie impressionniste concentre Manet, Monet, Renoir, Degas et Cézanne. Montez-y directement à l'ouverture, puis redescendez par la galerie Van Gogh si le temps le permet.